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      June 11

      1er billet Comme un poisson dans l'eau

       

       

      En construction,  hébergeur disparu

       
       
       
       
       
       
       
       

      *Sirène je t'ai pris dans mes filets*

       
       
       
       
       
       
       
       

      *Va, va mon bateau va, pour elle et moi, oui..... mais voilà....*

       
       

      Prélude aux « Poèmes de la Mer »


      Nous sommes les vagues profondes
      Où les yeux plongent vainement ;
      Nous sommes les flots et les ondes
      Qui déroulent autour des mondes
      Leur manteau d’azur écumant !

      Une âme immense en nous respire,
      Elle soulève notre sein ;
      Soue l’aquilon, sous le zéphyr,
      Nous sommes la plus vaste lyre
      Qui chante un hymne au trois fois Saint.

      Amoncelés par les orages,
      Rendus au calme, tour à tour,
      Nous exhalons des cris sauvages
      Qui vont bientôt sur les rivages
      S’achever en soupirs d’amour.

      C’est nous qui portons sur nos cimes
      Les messagers des nations,
      Vaisseaux de bronze aux mâts sublimes,
      Aussi légers pour nos abîmes
      Que l’humble nid des alcyons.

      Sur ces vaisseaux si Dieu nous lance,
      Terribles nous fondons sur eux ;
      Puis nous promenons en silence
      La barque frêle qui balance
      Un couple d’enfants amoureux !

      C’est nous qui d’une rive à l’autre
      Emportons les audacieux ;
      Le marchand, le guerrier, l’apôtre,
      N’ont qu’une route, c’est la nôtre,
      Pour changer de terre et de cieux.

      Nos profondeurs, Dieu les consacre
      À son mystérieux travail ;
      Dans nos limons pleins d’un sel âcre,
      Il répand à deux mains la nacre,
      L’ambre, la perle et le corail.

      Pelouses, réseaux de feuillages,
      Arbres géants d’hôtes remplis,
      Monstres hideux, beaux coquillages,
      La vie est partout sur nos plages,
      La vie est partout dans nos lits.

      Nous vous aimons, bois et charmilles,
      Qui sur nous versez vos parfums !
      Nous vous aimons, humbles familles,
      Dont sur nos bords les chastes filles
      Attendent leurs fiancés bruns !

      Vaisseaux couverts de blanches toiles,
      Reflets des villes et des monts,
      Jours de printemps purs et sans voiles,
      Nuits d’été, riches en étoiles,
      Nous vous aimons ! nous vous aimons !

      Mais nos amours sont inquiètes,
      Et nous vous préférons souvent
      Le ciel noir, le vol des tempêtes,
      Et le chant des pâles mouettes
      Que berce et qu’emporte le vent.

      Nous aimons voir l’éclair dans l’ombre
      Que déchirent ses javelots,
      Et l’effroi du vaisseau qui sombre
      En jetant à la grève sombre
      Le dernier cri des matelots !

      Nous sommes les vagues profondes
      Où les yeux plongent vainement ;
      Nous sommes les flots et les ondes
      Qui déroulent autour des mondes
      Leur manteau d’azur écumant.



      Joseph AUTRAN, Les Poèmes de la Mer, 1852.




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      *Féérie nautique*

       
       
       
       
       
       

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